FRANTZ LORIOT & BERTRAND DENZLER / Musique improvisée et questions politiques
FRANTZ LORIOT
&
BERTRAND DENZLER
Double Solo + Table Ronde avec Grégoire Lavergne
autour de leur livre “Musique improvisée et questions politiques”
19:30
PAF = +/-10€ (tu donnes ce que tu veux/peux) / NO CB
A La Porte Rouge > Lieu privé dans le quartier Montchat 69003
> RESERVATION PAR SMS au 0775670116
1ère partie: DOUBLE SOLO
Frantz Loriot - Alto
Bertrand Denzler - Saxophone ténor
“Nous jouons chacun un solo, mais en même temps : deux solos simultanés dans un même espace. Sommes-nous capables de ne pas nous écouter, de ne pas nous entendre, de ne pas nous préoccuper l’un de l’autre, de ne pas nous soucier du résultat de cette superposition, de ne pas construire un langage commun et un monde partagé, parvenons-nous à vivre ensemble sans communiquer, à nous côtoyer sans nous affecter, à créer un tout disparate, à prouver que tout fonctionne ? Nous ne prouverons rien. Car nous nous connaissons, nous nous faisons confiance et nous trichons. Mais cette expérience devrait nous permettre de produire une musique que nous n’aurions pas pu imaginer autrement. “
2e partie: TABLE RONDE autour du livre “Musique improvisée et questions politiques”
Intervenants:
Frantz Loriot
Bertrand Denzler
Grégoire Lavergne - Anthropologue et ethnomusicologue spécialiste des musiques improvisées
Jean Tinnirello - musicien improvisateur
Deux figures de la musique aventureuse et créative s'entretiennent sur les relations entre musique improvisée et pratiques socio-politiques, à travers le prisme de la pensée anarchiste. Peu après s'être initié à la musique improvisée, Frantz Loriot s'est intéressé à son discours et à sa dimension politique. Influencé par des penseurs anarchistes, anticapitalistes et postcoloniaux, il a peu à peu élaboré sa propre approche de la pratique de l'improvisation musicale. Sa réflexion l'a conduit à interroger le musicien Bertrand Denzler. Au cours de cet entretien, ce dernier aborde divers aspects de cette pratique, dont le rapport entre les sons et le discours, le rôle du nonidiomatique, l'expérience du « temps réel », la place des notions de liberté et d'égalité ou encore celle des institutions.