SAM SNITCHY (Anti Dance Synth Bad Trip Punk)
Bien avant de mettre les pieds en studio, Sam Snitchy arpentait les rues pour y hurler ses poèmes sous le nom de Maniporno — brut, intrépide et en phase avec le chaos environnant. Il a ensuite commencé à transposer ce tumulte en disques : d'abord sous le nom de Melker, puis sous celui de Sam Snitchy. En mars 2026 sortira le troisième album de Snitchy (chez Voodoo Rhythm Records), une nouvelle étape dans ce périple, une plongée plus profonde encore dans le bruit, la pulsation et la confusion qui ont tout déclenché. Ce nouvel opus est un exorcisme sonore : Marco Fuorigioco y tord la basse, les synthés et les guitares tout en malmenant la bande magnétique ; Philipp Schlotter inonde l'espace d'hallucinations synthétiques spectrales ; et Domi Chansorn martèle sa batterie comme s'effondraient des tours. Ensemble, ils vous entraînent dans une furie punk psychédélique qui se fond dans les ombres de la dark wave, mute en bruit industriel et en brume dub, pour finalement se métamorphoser en une pulsation techno tordue, au point qu'il devient impossible de distinguer où finit l'un et où commence l'autre — tout alimentant le brasier. Et par-dessus cette tempête, Sam Snitchy crache ses mots tels des éclats de miroirs brisés : des récits tortueux et introspectifs sur des êtres humains perdus dans leurs propres contradictions, sur des routines vides et des modes de vie dénués de sens mais parés des atours de la réussite, sur cette danse absurde entre extase et désespoir. Ses textes n'expliquent rien ; ils dérangent. Ils vous tendent un miroir fissuré et vous forcent à vous regarder en face, jusqu'à ce que vous ne sachiez plus s'il faut en rire ou hurler.