Amour Amour - théâtre invasif de bar
Amour Amour, théâtre invasif de bar
Abandonnée, partie, enfuie, en route, en absence de mariage, en présence d’elle-même. En robe blanche et en godillots. Une mariée. Une pas mariée. Pas mariée de justesse ou juste peu mariée, juste le temps de la fuite. On ne le saura pas. Elle est là au bord du bar. Elle vous regarde. Votre regard l’oblige à parler. A dire. A tout dire. A vous dire. Des mots. Des mots d’elle et de vous. Oui aussi des mots de vous. Parce que vous l’écoutez et parce que ce qu’elle dit c’est la vie et la vie des autres. La tienne dans le creux de la sienne et vice versa. Ce sont les mots qui font ça. - Est-ce possible ? - C’est comme ça ! Vous regardez ça va encore, vous écoutez, ben là c’est une toile, un filet et vous êtes poisson pris dans les rets de sa vie. Fasciné. De sa vie de femme. Une mariée c’est une femme. Habillée de princesse, de blanc angélique, de beau, de fin, de délicat. Une femme de regardsd’hommes et de rêves de petite fille. Et des désirs des mères d’alors. Et d’aujourd’hui. Elle n’a pas pu. Pas pu. Fallait nous dire. Elle dit. Nous l’écoutons. Elle est immensément forte, petite et toute faible. Son regard dément cette affirmation. Elle est. Elle est.
Et cela nous fascine et nous attire. Elle est en godillot et en robe de mariée. Il n’y aura pas de prétendant. Mais de la liberté volant tout autour de sa robe blanche.