ÉPISODE XIV : HABITER LE DÉSASTRE
HABITER LE DÉSASTRE : CE QUI POUSSE À RESTER --
Conférence/débat avec Sophie Houdart et Elise Boutié
« Le désastre n'est plus un événement, c'est une condition. Il ne se surmonte pas, il s'habite : par l'adaptation, par le déni, par le rituel, par l'enquête. Y faire face suppose de refuser à la fois le retour impossible à l'avant et la naturalisation silencieuse de l'irréparable. »
Lors du précédent S.U.V (événement compris dans notre Saison Utopique des Vivants*) Administrer le désastre, Thierry Ribault et Olivier Hamant nous le rappelaient : la résilience telle qu'on la promeut aujourd'hui est une technologie du consentement, une manière de fabriquer l'acceptabilité sociale de ce qui devrait rester inacceptable.
Ce soir on vous propose de prolonger : comment, comment et pourquoi les habitant·es se débrouillent-iels pour tenir et revenir dans des mondes irréparable ?
Sophie Houdart appelle « adaptations secondaires » la manière dont les habitant·es de Tōwa réinventent leur quotidien autour des faibles doses de radioactivité. Élise Boutié parle, elle, de « déni cultivé » pour décrire comment les rescapé·es de Paradise tiennent ensemble des contradictions devenues intenables.
Deux terrains, un même geste : Qu'est ce qui habite un territoire toxique/dévasté, et ses habitant·es ? Fukushima et ses contaminations invisibles persistent depuis quinze ans. Les mégafeux reviennent chaque été.
19h-19h30 : accueil et papote autour du bar
19h30-21h : Rencontre avec Sophie Houdart et Elise Boutié, entremêlée de poèmes d'Audrey Couppé de Kermadec
21h-21h30 : échange avec le public
21h30-22h30 : habiter la convivialité : bar et petite restauration
Entrée libre et bar à prix libre !
*SAISONS UTOPIQUES DES VIVANT·ES !
La Maison de l’Écologie, l’Université Populaire de Lyon et le Théâtre du Bruit s’associent pour proposer un cycle d'événements mensuels.
Chaque SUV comprend
une conférence-débat en présence d’un•e ou plusieurs expert•es d’un domaine donné, pour contribuer à élucider le réel, aider à comprendre et conjurer la dystopie qui nous pousse dans le gouffre, et penser, modeler des futurs plus justes et vivables.
une proposition artistique pour s'émouvoir, douter, s'indigner, s'inspirer.
des temps conviviaux qui favorisent le lien surtout, germe de résistances plurielles et enthousiasmantes.